George Berkeley
George Berkeley a fait un pari philosophique audacieux : si nous dépouillons la fiction réconfortante de la substance matérielle, le monde ne disparaît pas mais devient plus intime, plus discipliné, et bien plus difficile à expliquer que ce que le bon sens avait imaginé.

Quick Facts
- Period
- 1685 – 1753
- Region
- Europe
- Key Figures
- David Hume, George Berkeley, Immanuel Kant +3 more
Key Figures
David Hume
Successor/Critic
Scottish Enlightenment; empiricism; philosophy of human natureDavid Hume n'était pas un commentateur d'al-Ghazali dans un sens historique direct, et il n'a pas façonné la pensée d'al...
George Berkeley
Originator
Irish Anglican philosophy; British empiricism; Trinity College Dublin; Church of IrelandGeorge Berkeley est souvent considéré comme une curiosité philosophique, l'évêque qui a nié la substance matérielle et i...
Immanuel Kant
Interpreter/Critic
German philosophy; critical philosophy; EnlightenmentImmanuel Kant donne à la beauté l'une de ses formulations modernes les plus influentes dans la *Critique du jugement*, m...
John Locke
Interlocutor
English empiricism; Royal SocietyLa théorie de la conscience de John Locke n'est pas née dans un vide de réflexion abstraite ; elle a émergé d'une vie fa...
Samuel Johnson
Critic
English literary culture; anti-idealism in eighteenth-century debateSamuel Johnson est rappelé dans l'histoire de Berkeley pour un geste vivant, mais ce geste importe parce qu'il condense ...
Trinity College Dublin
Institution
University context central to Berkeley's formationTrinity College Dublin n'est pas une personne, mais dans l'histoire de Berkeley, il fonctionne presque comme un personna...
The Story
This narrative combines documented history with dramatized scenes for storytelling purposes.
Le monde qui l'a façonné
George Berkeley est entré en philosophie dans un monde déjà en mouvement. La vieille confiance scolastique selon laquelle la nature pouvait être expliquée par d...
L'idée centrale
La thèse la plus célèbre de Berkeley est souvent réduite à un slogan, mais ce slogan peut induire en erreur s'il est entendu comme un chant mystique plutôt que ...
Le Système
La philosophie de Berkeley est souvent rappelée par ses négations, mais ces négations appartiennent à une architecture constructive. Il ne voulait pas laisser l...
Tensions et critiques
Les critiques de Berkeley l'ont souvent traité comme s'il avait nié l'existence du monde. Ce n'est pas juste. Il a nié la matière, pas les tables. Mais la juste...
Héritage et Échos
L'héritage de Berkeley est moins une ligne droite qu'une série de revivals, de redécouvertes et d'appropriations stratégiques. Il n'a jamais été le philosophe d...
Timeline
Berkeley est né dans le comté de Kilkenny.
**1685-03-12** — George Berkeley naît dans le monde anglo-irlandais qui façonnera à la fois sa carrière ecclésiastique et ses horizons philosophiques. Les tensions politiques et religieuses de l'Irlande font partie du contexte de son souci constant pour l'ordre, l'autorité et la certitude.
Berkeley entre au Trinity College de Dublin
**1700** — Au Trinity College, Berkeley reçoit l'éducation qui ancrera son travail en logique, théologie et nouvelle philosophie. L'environnement collégial le met en contact direct avec les matériaux intellectuels qu'il transformera par la suite.
Un Essai vers une Nouvelle Théorie de la Vision apparaît
**1709** — Berkeley publie sa première analyse de la perception visuelle, soutenant que la distance n'est pas directement perçue mais apprise par association. L'œuvre annonce les thèmes perceptuels et anti-abstraction qui régiront plus tard sa métaphysique.
Les Principes de la connaissance humaine est publié.
**1710** — Berkeley énonce sa thèse immatérialiste avec une force maximale, rejetant la substance matérielle et avançant l'affirmation selon laquelle le monde sensible consiste en des idées perçues par des esprits. Ce livre devient le texte central pour tous les débats ultérieurs sur Berkeley.
Trois Dialogues entre Hylas et Philonous est publié.
**1713** — Berkeley présente ses idées dans un dialogue dramatique, transformant la métaphysique abstraite en un affrontement entre un matérialiste et un immatérialiste. L'œuvre affine sa position et la rend plus accessible tout en préservant sa rigueur.
Berkeley voyage en Europe et entre dans des cercles intellectuels plus larges
**1713-01-01** — Lors de ses voyages sur le Continent, Berkeley rencontre des mondes intellectuels et culturels au-delà de l'Irlande et de l'Angleterre. Ces expériences élargissent le contexte dans lequel sa philosophie sera plus tard lue et discutée.
Berkeley est ordonné dans l'Église d'Irlande.
**1714** — L'ordination confirme le cadre théologique qui sous-tend sa philosophie. Son immatérialisme n'est pas un retrait de la religion, mais une tentative de rendre le monde plus intelligible à l'intérieur de celle-ci.
Le projet des Bermudes de Berkeley prend forme
**1718** — Berkeley devient associé à un projet de travail missionnaire et éducatif aux Bermudes. Ce projet montre à quel point ses ambitions philosophiques et religieuses étaient liées à des schémas pratiques de réforme.
Alciphron élargit la critique de Berkeley à l'égard des libres penseurs.
**1732** — Dans ce dialogue, Berkeley confronte des opposants sceptiques, religieux et moraux dans un registre plus public et polémique. L'œuvre étend sa défense de la philosophie chrétienne dans le domaine de la critique culturelle.
L'Analyste suscite la controverse sur le raisonnement mathématique
**1734** — Berkeley attaque les fondements du calcul tel qu'il est utilisé par ses contemporains, soutenant que les mathématiciens s'appuient sur des concepts qui ne sont pas suffisamment justifiés par leurs propres normes. La critique révèle son souci des abstractions cachées au-delà de la métaphysique.
Berkeley devient évêque de Cloyne
**1752** — L'élévation de Berkeley à l'épiscopat confère au stéréotype ultérieur du « évêque qui soutenait que d'être, c'est être perçu » sa résonance historique. Ce poste marque l'aboutissement public d'une vie consacrée à lier la philosophie au devoir ecclésiastique.
Berkeley meurt à Oxford
**1753-01-14** — Berkeley meurt après des décennies de travail philosophique, ecclésiastique et éducatif. Ses arguments contre la matière continuent de provoquer à la fois le ridicule et l'admiration, garantissant que sa pensée demeure active dans la philosophie ultérieure.
Sources
- primary_textGeorge Berkeley, A Treatise Concerning the Principles of Human Knowledge
Primary text; standard public-domain edition accessible online.
- primary_textGeorge Berkeley, Three Dialogues between Hylas and Philonous
Primary text presenting Berkeley’s immaterialism in dialogue form.
- primary_textGeorge Berkeley, An Essay towards a New Theory of Vision
Primary text on vision and perceptual learning.
- referenceStanford Encyclopedia of Philosophy: George Berkeley
Authoritative overview and scholarly bibliography.
- referenceInternet Encyclopedia of Philosophy: George Berkeley
Accessible scholarly introduction.
- scholarly_bookLisa Downing, Berkeley’s Philosophy of Science
Important study of Berkeley’s relation to science and explanation.
- scholarly_bookSamantha Matherne, Berkeley’s Aesthetic Theory: A Reading of the Principles
Useful for Berkeley on perception, language, and appearance.
- scholarly_bookDaniel E. Flage, Berkeley’s Doctrine of Notions: A Reconstruction Based on His Theory of Meaning
Key scholarly interpretation of Berkeley’s semantics and metaphysics.
- scholarly_bookA. A. Luce, Berkeley and Malebranche: A Study in the Origins of Berkeley’s Thought
Classic study of Berkeley’s intellectual background.
- primary_textJames Boswell, Life of Samuel Johnson
Source for Johnson’s famous anti-Berkeley reaction, though the anecdotal episode is often embellished.
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