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School or Movement

Le Mohisme

Le mohisme était le grand contre-courant moral de la Chine : une école qui se demandait si la société devait privilégier la parenté et le prestige rituel, ou plutôt le soin impartial, le mérite et une aversion pragmatique à la guerre coûteuse.

499–200 BCAsia
Le Mohisme

Quick Facts

Period
499–200 BC
Region
Asia
Key Figures
Han Fei, Mencius (Mengzi), Mozi (Mo Di) +2 more

Key Figures

The Story

This narrative combines documented history with dramatized scenes for storytelling purposes.

Timeline

Naissance approximative de Mozi

**470 BC** — Le fondateur associé au Mohisme est généralement placé au cinquième siècle avant notre ère, bien que les détails exacts soient incertains. La tradition ultérieure se souvint de lui comme de l'enseignant autour duquel une école disciplinée d'argumentation et d'expertise pratique s'est rassemblée.

Formation des cercles mohistes

**430 BC** — L'enseignement mohiste se regroupe en une école caractérisée par son souci du bien public, sa doctrine anti-guerre et son service technique aux États. Le mouvement semble avoir inclus des spécialistes capables de conseiller les souverains et, selon des rapports ultérieurs, d'aider à la défense.

Développement du jian ai en tant que soin impartial

**425 BC** — Les textes mohistes articulent l'exigence que la préoccupation ne soit pas limitée par la parenté, l'État ou le rang. Cela devient le principe éthique le plus célèbre de l'école et la base de sa critique du favoritisme et du désordre social.

Critiques mohistes de la guerre offensive et du luxe

**415 BC** — L'école développe des arguments soutenus contre la guerre agressive, les funérailles extravagantes et l'affichage rituel gaspilleur. Ces affirmations lient la doctrine morale à la comptabilité publique et utilisent des ressources centrales au jugement éthique.

L'expertise défensive mohiste entre dans la politique d'État

**400 BC** — Les comptes traditionnels dépeignent les Mohistes comme des défenseurs pratiques des petits États menacés, transformant la philosophie en assistance technique. Que chaque détail soit littéral ou non, cette image saisit la tentative de l'école de joindre l'éthique à la fortification et à la retenue militaire.

Critique mencienne de l'impartialité mohiste

**370 BC** — Mencius critique le jian ai pour avoir négligé l'affection graduée et la signification morale des relations familiales. Ses objections aident à définir l'alternative confucéenne et à maintenir le mohisme en vie en tant que rival philosophique.

Compilation et développement du texte Mozi

**360 BC** — Le texte maintenant connu sous le nom de Mozi se forme à travers des couches de composition, préservant des arguments sur l'éthique, la politique, la logique et la défense. Son caractère composite reflète la longue vie de l'école et sa diversité interne.

Les écrits logiques et méthodologiques mohistes circulent.

**300 BC** — Les soi-disant Canons mohistes et les matériaux connexes circulent parmi les chercheurs intéressés par les noms, les distinctions et les normes. Ces textes montrent l'influence de l'école sur le raisonnement chinois ancien au-delà de l'éthique et de la politique.

Han Fei reformule les normes et le mérite dans la pensée légaliste

**233 BC** — Les théoriciens politiques ultérieurs adaptent certaines préoccupations mohistes concernant les normes et l'efficacité institutionnelle tout en rejetant l'universalité morale de l'école. L'œuvre de Han Fei est un exemple important de cette transmission et transformation.

La mémoire bibliographique impériale préserve des fragments mohistes.

**724 AD** — À l'époque des Tang, le mohisme survit davantage comme un vestige textuel que comme une école active, mais ses œuvres restent cataloguées et accessibles aux chercheurs. Cette préservation empêche le mouvement de sombrer dans l'oubli total.

Réévaluation moderne de la philosophie mohiste

**1968** — Les historiens et philosophes du vingtième siècle considèrent de plus en plus le Mohisme comme une école majeure de la Chine ancienne plutôt que comme une curiosité marginale. De nouvelles traductions et études comparatives mettent en lumière sa logique, son éthique et ses engagements anti-guerre.

Intérêt comparatif continu pour l'éthique impartiale

**2010** — Les recherches récentes et la philosophie publique réexaminent le souci impartial moïste dans les débats sur le cosmopolitisme, la méritocratie et la guerre. L'école est de plus en plus considérée comme une alternative sérieuse dans l'histoire de la moralité politique.

Sources

  • primary_text
    The Mozi: A Complete Translation

    Ian Johnston’s complete translation of the Mozi in one accessible volume.

  • primary_text
    Mozi: Basic Writings

    Selected translated texts edited and translated by Burton Watson.

  • reference
    Stanford Encyclopedia of Philosophy: Mohism

    Authoritative overview of Mohist doctrine, history, and debates.

  • reference
    Internet Encyclopedia of Philosophy: Mohism

    Clear introductory account with useful bibliographic pointers.

  • scholarly_book
    A.C. Graham, Disputers of the Tao: Philosophical Argument in Ancient China

    Classic study of early Chinese philosophy with substantial treatment of Mohism.

  • reference
    Chris Fraser, 'Mohism' in the Stanford Encyclopedia of Philosophy

    Modern scholarly synthesis of Mohist thought and its interpretation.

  • scholarly_book
    John Knoblock and Jeffrey Riegel, The Analects of Confucius; Mencius; Xunzi

    Useful for contextual comparison with Mohist critiques in the Confucian tradition.

  • scholarly_book
    Carine Defoort, The Pheasant and the Wheels: Mohism and Its Critics

    Important study of Mohist argument and anti-Mohist critique.

  • scholarly_book
    Angus C. Graham, Later Mohist Logic, Ethics and Science

    Foundational work on the Mohist Canons and related technical texts.

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